Ces rencontres sont ouvertes uniquement aux professionnels de l’accompagnement en santé mentale
Dans ma pratique de psychologue et superviseure, je constate chaque jour combien les cadres théoriques de la théorie de l’attachement et de la théorie polyvagale enrichissent notre compréhension des processus relationnels et de régulation émotionnelle. Ces modèles, à la croisée des neurosciences, de la psychologie du développement et de la clinique, offrent des clés précieuses pour éclairer nos accompagnements.
Je vous propose des webinaires à destination des professionnels de la psychothérapie : ce sont des temps de transmission, de réflexion et de mise en lien entre théorie et pratique, afin de soutenir l’intégration de notions essentielles, dans votre cadre clinique.
Théorie polyvagale et ajustement thérapeutique : accompagner l’hyper et l’hypoactivation
Comprendre les états d’hyper et hypoactivation de nos patients, pour mieux s’ajuster.
Cette courte vidéo explique l’importance du lien humain et la façon dont le cercle de sécurité aide les personnes qui s’occupent d’enfants à répondre à leurs besoins d’attachement.
Le Cercle de Sécurité Parental est un programme innovant, fondé sur des décennies de recherche sur la relation parent-enfant.
Parce qu’il est parfois difficile de comprendre et d’appliquer des conseils autour de la parentalité, ici l’idée est différente : le programme est conçu pour vous aider à percevoir les enjeux relationnels avec votre enfant et ce dont il a besoin pour grandir en confiance.
Je propose désormais des groupes de parents, sur Zoom : Pendant 8 semaines, nous apprenons à regarder des interactions parent-enfant en vidéo et nous en discutons ensemble.
John Bowlby, le « père » de la théorie a dit ceci à propos de l’attachement :
L’attachement intime à d’autres êtres humains est le pivot autour duquel tourne la vie d’une personne, non seulement lorsqu’elle est un nourrisson, un enfant en bas âge ou un écolier, mais aussi tout au long de l’adolescence et des années de maturité, et jusqu’à la vieillesse. De ces liens intimes, une personne tire sa force et sa joie de vivre et, par ce qu’elle apporte, elle donne force et joie aux autres. Ce sont là des questions sur lesquelles la science actuelle et la sagesse traditionnelle s’accordent.
Bowlby, J. (1980) Attachement et perte : Volume 1. Attachment. Basic Books : New York.
Le Cercle de SécuritéⓇ est une carte visuelle de l’attachement. Elle représente le mouvement vers l’exploration et le retour à la base de sécurité.
Voici quelques principes fondateurs qui sous-tendent les modèles d’intervention du Cercle de sécurité Parental :
1
Les problèmes d’attachement dans la petite enfance augmentent la probabilité d’une psychopathologie plus tard dans la vie.
2
Les relations d’attachement sécurisées avec les personnes qui s’occupent des enfants constituent un facteur de protection pour les nourrissons et les enfants d’âge préscolaire. Elles posent les bases de la compétence sociale et favorisent le fonctionnement efficace des systèmes de régulation des émotions et de réponse au stress.
3
La qualité de la relation d’attachement peut être modifiée.
4
L’apprentissage, y compris le changement thérapeutique, se produit dans le cadre d’une relation d’attachement sécurisante.
5
Les changements durables dans la relation d’attachement proviennent du développement par les donneurs de soins de capacités relationnelles spécifiques plutôt que de l’apprentissage de techniques de gestion du comportement.
6
Tous les donneurs de soins veulent ce qu’il y a de mieux pour leurs enfants.
La théorie de l’attachement s’impose comme une une grille de lecture permettant de comprendre les différents styles relationnels des êtres humains. Elle met en évidence l’état d’esprit par lequel nous envisageons les relations ainsi que les facteurs de stress auxquels nous sommes sensibles. Ces facteurs de stress gravitent autour de deux pôles fondamentaux que sont :
la recherche de proximité
le besoin de mise à distance
Bien sûr, ils ne catégorisent absolument pas qui nous sommes ni ne doivent servir d’étiquettes servant à manipuler les autres, mais ils donnent à voir un mode de protection qui a été très utile au début de la vie. Souvent, il continue de s’exprimer sur le même mode, même quand la vie est différente aujourd’hui – et que fondamentalement, les stratégies d’adaptation d’autrefois ne sont plus forcément nécessaires.
Des ateliers en ligne interactifs
Les ateliers que je vous propose sont des espaces d’apprentissage centrés sur différentes thématiques. Dans une ambiance à la fois studieuse et chaleureuse, où la parole de chacun.e est la bienvenue, nous suivons une trame tout en laissant la place à vos questions.
Depuis 2018, je propose le « Safe & Sound Protocol » :
C’est par un son filtré que le SSP traite la dysrégulation du système nerveux, à l’origine du stress et des états émotionnels trop réactifs.
Le but du SSP est de « calmer » le système nerveux, ce qui permet au patient d’avoir un accès plus facile aux apprentissages et aux relations sociales.
Les changements observés chez les enfants bénéficiant d’un protocole de SSP :
Le contact visuel : les enfant regardent davantage dans les yeux en famille, avec les autres enfants et les enseignants.
L’écoute : une meilleure écoute et une meilleure compréhension du langage
La régulation : un meilleur contrôle des émotions et du comportements, et une meilleure expression du ressenti
Le jeu : une amélioration des comportements de jeu avec les autres enfants
On note fréquemment davantage de câlins et de sourires.
Qu’est-ce que le Safe & Sound Protocol ?
Développé par Stephen Porges, auteur de la théorie polyvagale, le Safe & Sound Protocol (SSP) est une intervention thérapeutique qui permet de mieux réguler le système nerveux. Il aide à réduire le stress tout en augmentant les capacités d’engagement social et la résilience.
Basé sur des dizaines d’années de recherche, le SSP permet de calmer des états physiologiques et émotionnels, ouvrant alors la porte à une amélioration de la communication et de meilleurs résultats en thérapie.
Le SSP montre des résultats significatifs pour les adultes et les enfants qui ont des difficultés de communication et de régulation, comme dans les situations suivantes :
Difficultés émotionnelles et sociales
Sensibilités auditives, Misophonie
Anxiété
Trauma
Inattention, difficulté à rester en place
Troubles du comportement
Sentiment d’insécurité, peurs, cauchemars
Stress ayant un impact sur l’engagement social
Ce que le système nerveux détecte comme signes de sécurité ou de danger détermine l’accès à des comportements sociaux ou de défense. Même si nous ne sommes pas forcément conscients de la présence d’un danger d’un point de vue cognitif, sur le plan neurobiologique notre corps a déjà amorcé une séquence de processus neuronaux qui faciliteront des comportements de défense tels que le Combat, la Fuite ou le Figement.
Stephen Porges, The Polyvagal theory : Neurophysiological foundations of Emotions, Attachment, Communication and Self-Regulation
Comment fonctionne le SSP ?
Les états émotionnels et physiologiques ont un impact considérable sur la façon dont nous appréhendons les activités de la vie quotidienne. Ainsi, lorsque le patient est plus calme, il est à la fois mieux engagé socialement et plus réceptif à la thérapie.
Cette intervention douce et non invasive consiste à écouter une musique qui a été filtrée d’une façon spécifique afin de stimuler le muscle stapédien de l’oreille moyenne, qui joue un rôle important dans la façon dont nous interprétons la parole, les expressions du visage ainsi que d’autres indices que nous traitons dans les interactions sociales. En stimulant ce muscle, le fonctionnement du nerf facial et du nerf vague – qui jouent tous deux un rôle crucial dans les comportements sociaux – est alors amélioré : les adultes et les enfants qui ont des difficultés à gérer leurs émotions, leurs réponses de stress ou qui ont une sensibilité auditive, ressentent un sentiment de sécurité qui leur permet d’entrer en relation plus facilement.
Ainsi, des comportements sociaux spontanés, une meilleure capacité d’apprentissage, d’auto-régulation et d’engagement relationnel sont souvent observés.
A qui s’adresse le SSP ?
Dans ma pratique clinique, je propose cette modalité thérapeutique aux personnes ayant des difficultés de régulation des émotions, du stress et/ou du comportement, comme par exemple dans les cas de :
Hyperactivité, déficit d’attention
Crises de rage, impulsivité
Anxiété, de crises de panique
Isolement relationnel, inhibition
Hypervigilance et stress suite à un épisode traumatique
La version digitale est disponible pour les enfants et les adultes et vous permet d’avoir accès au SSP de chez vous selon les horaires qui vous conviennent, avec ma supervision à distance.
Notez bien que le Safe and Sound Protocol ne remplace en aucun cas la thérapie, par exemple il ne fait pas disparaître les schémas relationnels compliqués ou les pensées négatives que l’on peut avoir sur soi-même : son action permet de calmer efficacement l’anxiété, la réactivité, les crises ou à l’inverse les sensations de figement ou l’inhibition. J’ajoute que pour les enfants, le SSP n’a d’efficacité que si les parents font leur propre travail pour mieux se réguler. Dans ces cas là, j’ai constaté à maintes reprises dans ma pratique que des séances de Safe and Sound Protocol ont durablement apaisé des enfants au comportement dérégulé.
Pour connaître les conditions, me contacter par email.
Vous trouverez des publications sur les champs d’application du SSP à cette page (en Anglais) ainsi que d’autres informations sur ces pages :
Le Lifespan Integration (ICV) est une thérapie qui a été développée par Peggy Pace aux États-Unis, à partir de 2002. C’est une approche de choix pour soigner l’attachement, les problèmes de régulation émotionnelle et les traumas, qu’ils soient liés à des événements dont on garde un souvenir, ou qu’ils aient eu lieu avant l’apparition du langage.
Parce qu’elles sont enregistrées dans la mémoire implicite, ces dimensions ne sont pas accessibles par le langage : c’est pourquoi les thérapies uniquement basées sur la parole auront un effet limité pour des personnes ayant subi des carences affectives, de la maltraitance ou de la négligence. En effet, les patients rapportent souvent qu’ils ont « compris » leur fonctionnement – et cela a été capital dans leur vie – mais cela ne change pas fondamentalement la façon dont ils se sentent agis, un peu malgré eux, dans des comportements, des situations relationnelles répétitives et douloureuses, des pensées négatives, des comportements extrêmes ou des angoisses qui font dire « je sais que c’est irrationnel, bizarre, contreproductif et que ça fait mal… mais je ne peux pas m’en empêcher ! »
La thérapie
Ces comportements et ces difficultés de régulation ont souvent une origine dans la relation d’attachement ou dans un événement traumatique spécifique. Je propose sur ce site internet de nombreuses ressources explicitant les mécanismes d’adaptation qui se mettent en place chez le bébé et le jeune enfant, lorsque le maternage est carencé, instable, voire même emprunt d’hostilité.
Alors que le temps passe, que ce bébé est maintenant devenu adulte, il reste pourtant en lui quelque chose de cette insécurité initiale qui se manifeste dans les relations et dans des problèmes physiologiques (troubles du sommeil, addictions, anxiété, dépression…). On peut comprendre cela en s’inspirant des anneaux de croissance des arbres, car comme eux, nous sommes « cumulatifs » : lorsqu’on coupe un tronc d’arbre on peut voir qu’à l’intérieur il y a toujours le petit arbre de un an, puis celui de deux ans, de six ans etc., jusqu’au dernier anneau d’aujourd’hui, enveloppé d’écorce. Pour nous, humains, c’est un peu pareil au sens où ces anneaux correspondent aux âges de la vie, et lorsqu’il y a eu trop de stress, « l’anneau de croissance » correspondant pour nous à un « état du Moi », est encapsulé. En quelque sorte, le système nerveux se croit toujours dans cette situation du passé dans laquelle l’hypervigilance – ou la mise en veille – était indispensable à sa survie. Ce phénomène d’adaptation était cohérent dans ce contexte initial, mais aujourd’hui il ne l’est plus : la thérapie consiste alors à « prouver » au système nerveux que ce qui est dans le passé est terminé.
Pour ce faire, nous utilisons l’imagination active et basons le travail sur une liste de souvenirs chronologiques, la « ligne du temps ». Notre objectif est de ranger les événements difficiles au bon endroit dans le passé. Ce processus d’intégration favorise l’accès à un sentiment de sécurité suffisant qui permet de faire sens de son histoire (se souvenir, comprendre et ressentir) sans en subir encore les conséquences dans le présent.
Ce n’est pas comme on peut le lire parfois, une « thérapie brève » : plus une personne a été exposée à un stress intense au début de sa vie (carences, maltraitances), plus son fonctionnement global risque d’en être affecté à l’âge adulte. Ce sont donc des accompagnements qui prennent du temps et cela en vaut la peine. Les réorganisations se mettent en place progressivement, à mesure que grandit le sentiment de sécurité.
Pour plus de précisions sur les bases théoriques de Lifespan Integration – ICV et son fonctionnement, voir le site de LI France ou Lifespan Integration.
La parentalité, c’est le développement d’un lien vital, qui sera le modèle des relations futures dans lesquelles l’enfant s’engagera au cours de sa vie.
Être parent s’avère parfois difficile et cela tend à s’accentuer lorsque manquent les supports et les relais familiaux. La famille se transforme, les modèles d’éducation de nos parents ne nous conviennent pas toujours… l’expatriation ou la migration, les séparations et les recompositions, l’homoparentalité nous invitent à repenser ce qui fait famille.
Il n’est pas rare de se sentir dépassé, d’avoir le sentiment de ne plus comprendre les besoins de son enfant lorsqu’un comportement problématique s’inscrit dans la durée : Comment sortir de situations conflictuelles régies par l’opposition et la lutte de pouvoir ? Comment répondre à des peurs apparemment insensées, incompréhensibles ? Quelles stratégies adopter face à des crises de rage, la colère, les pleurs de nos enfants ?
Des séances axées sur la parentalité permettent de :
Situer l’enfant dans son étape de développement et aider le parent à avoir des attentes réalistes
Comprendre la nature des difficultés relationnelles qui se sont installées
Faire des liens avec sa propre histoire
Mettre en place de nouvelles façons d’interagir avec l’enfant
A l’écoute des émotions et des besoins des enfants et leurs parents, je propose :
des consultations de parents, afin de comprendre ces situations problématiques, réfléchir à des solutions qui nourrissent et renouent la relation parent-enfant
des séances en famille
J’accompagne également des parents autour de la période périnatale – anxiété et déprime autour de la grossesse et/ou de la naissance, perturbation de la capacité d’attachement, épuisement maternel…
Les motifs qui déclenchent la consultation chez un thérapeute LI-ICV pour son enfant sont variés : difficultés relationnelles, scolaires, de communication, de comportement d’anxiété, d’estime de soi… Souvent, ce sont les symptômes observés chez l’enfant qui alertent les parents : séparations difficiles, troubles du sommeil, de l’alimentation, difficultés relationnelles etc. Les consultations psychologiques permettent de mieux comprendre ces symptômes et de les situer dans une représentation globale de l’enfant au sein de son environnement scolaire et familial.
La thérapie de l’enfant en LI-ICV est fondamentalement ancrée dans la théorie de l’attachement et de ce fait, nous concevons les difficultés de l’enfant en relation à son système familial. S’engager dans une thérapie LI-ICV, c’est comprendre et accepter de travailler sur soi, en premier ! En effet, nous accordons une importance capitale à la régulation des parents en premier lieu. D’ailleurs lorsque les enfants sont petits, il est fréquent de travailler uniquement avec les parents. C’est souvent suffisant pour que les symptômes disparaissent.
Il ne s’agit absolument pas de concevoir les difficultés de votre enfant comme étant de votre « faute », pas du tout ! Nous nous attachons en revanche à cibler ce qui en vous, parents, pourrait faire barrage à l’intégration des événements de vie de votre enfant. Il s’agit de débusquer les angles morts, afin de mieux comprendre la réalité vécue par votre enfant.
Comment se déroule une thérapie LI-ICV pour un enfant ?
Nous travaillons d’abord « entre adultes ». Il s’agit de sécuriser le présent de l’enfant, c’est à dire d’améliorer ses conditions de vie, ses relations avec ses figures d’attachement. Nous travaillons la relation avec l’enfant, traitons les traumatismes potentiels, c’est un travail qui se fait à la fois individuellement (chaque parent vient consulter séparément) et en séances de couple parental quand il y en a un.
L’enfant vient en séance avec ses parents, parfois aussi la fratrie. Selon la situation de la famille, les séances en LI-ICV pour l’enfant démarrent rapidement ou bien il faut attendre que les parents soient mieux régulés.
Que fait-on dans une séance de thérapie LI-ICV ?
Nous travaillons toujours avec la ligne du temps, qui va cibler différents événements de vie selon ce que nous avons à traiter. Qu’il s’agisse de traumas simples (exposition à un événement traumatisant unique) ou d’éléments plus complexes, nous nous appuyons toujours sur une liste de souvenirs chronologiques, pour permettre de sentir profondément que le temps a passé.
L’approche est particulièrement appropriée pour toutes les situations présentées dans le premier paragraphe, mais aussi dans les situations d’adoption, de problèmes relationnels avec les pairs (harcèlement, isolement) ou dans la famille, ainsi que les perturbations consécutives à des traumas (accouchement, séparations précoces, séjour en couveuse, accidents etc.).
Pour les enfants qui présentent des troubles de la régulation du comportement ou des émotions, je propose en première intention le « Safe and Sound Protocol ».