Consulter, ESPT (Etat de Stress Post-Traumatique)

Thérapie du Stress Post-Traumatique

Le Stress Post-Traumatique peut être considéré comme la trace d’un choc qui reste actif dans l’organisme. Cette trace est constituée de symptômes tels que l’hypervigilance, les Flashbacks, les Cauchemars concernant l’événement, les Souvenirs intrusifs, les Conduites d’évitement…

L’hyperactivation du système nerveux se déclenche face à une situation qui présente un danger et dont l’intensité dépasse ce que l’on peut vivre dans la vie quotidienne : dans les cas de viol, de torture, d’agression, de catastrophe naturelle… Et cela peut aussi être le cas dans des situations plus banales, telles qu’une chute de vélo, une procédure médicale ou bien la morsure d’un chien. Dans ces situations, le système nerveux sympathique provoque la production d’une quantité phénoménale d’adrénaline : c’est l’énergie dont l’organisme a besoin pour se défendre par les réactions de Combat ou de Fuite (Fight or Flight), s’accompagnant d’importants bouleversements physiologiques :

  • Accélération du rythme cardiaque et de la respiration, ce qui permet d’avoir à disposition davantage d’oxygène et de sang dans les muscles
  • Pupilles dilatées
  • Nausée, bouche sèche
  • Extrémités froides
  • Muscles tendus…

Lorsque ces réactions de Combat/Fuite ne sont pas possibles, ou si la situation traumatique est prolongée, il y a alors une réaction de Figement (Freeze) aussi appelée « sidération psychique », c’est que l’on observe par exemple chez le petit rongeur qui « fait le mort » lorsqu’un chat l’a attrapé et continue de jouer avec. Chez l’humain, cela donne lieu à des réactions telles que :

  • La sensation d’être dans une autre réalité
  • Le rythme cardiaque ralentit, la peau devient pâle
  • La douleur et la peur sont moins intenses ou disparaissent

Il y a un État de Stress Post-Traumatique lorsque le système nerveux reste bloqué dans un état de survie, comme s’il restait figé dans le temps de l’événement et qu’il percevait continuellement la répétition du danger.

Le trauma lui-même peut se soigner par des thérapies psycho-corporelles telles que l’ICV et des techniques issues de la Somatic Experiencing : il s’agit de pratiquer un certain type d’exercices permettant de réguler le système nerveux (compléter le cycle d’activation, stimuler le nerf vague) ainsi que de montrer au corps que le danger est désormais écarté et que les stratégies défensives qui parasitent le patient par le biais de ses symptômes n’ont plus lieu d’être.

Pour toute consultation trauma, me contacter via le formulaire de Contact.

2 réflexions au sujet de “Thérapie du Stress Post-Traumatique”

  1. Bonjour, je confirme que l’ICV fonctionne tres rapidement pour l avoir expérimenté, en « auto thérapie… », et écriture.

    (trauma complexe et dissociation).

    A condition d être uniquement focus sur ses émotions dans le journal.

    Et ensuite se servir du corps !

    En combinaison avec cohérence cardiaque, donc, relaxation, méditation, pleine conscience, sport, etc…

    Pourquoi pas Somatic Experiencing… (très bonne approche)
    Thérapie Sensi Motrice, TRE, yoga, etc… (chant ?)
    EMDR, Brainspotting…

    La qualité relationnelle de l’accompagnement est importante,

    Cette qualité relationnelle peut même modifier un style d attachement (anxieux évitant à secure), en quelques semaines (!) à partir du moment où l’ICV est terminé.

    Le tout, est de faire les bonnes rencontres pour le patient, car, un simple mot de travers,et un mauvais thérapeute peut ruiner le travail ICV et toute la confiance de son patient.

    La formation continue et la thérapie personnelle de l’accompagnant (sinon supervision), me paraît donc primordiale.

    Votre site est très interessant, riche, et juste.
    Bravo pour sa qualité.

    🙂

  2. Bonjour et merci pour votre retour !

    Le travail personnel peut en effet aider à avancer mais dans lorsque l’on souffre de trauma complexe la thérapie me semble tout de même indispensable… le trauma isole – toujours – et on « guérit » en relation avec un thérapeute dans un profond processus de co-régulation.

    Cette co-régulation comprend aussi la question des « erreurs » du thérapeute que vous avez soulevée : elle sont inévitables (une remarque qui tombe à côté de ce que vit le patient, un coup d’oeil à l’horloge au mauvais moment, un oubli…) et sont de magnifiques occasions de réparation, car c’est justement ce qui a manqué dans les contextes familiaux dans lesquels le trauma continue de se transmettre, au fil des générations !

    L’ICV peut être vraiment très efficace, mais pour soigner des fonctionnements qui se sont répétés des milliers et des milliers de fois, cela prend tout de même un peu de temps.

    Très bonne suite à vous !
    Laetitia Bluteau

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