Bessel van der Kolk parle avec beaucoup de clarté du traumatisme et des liens avec le système d’attachement.
Des information essentielles, pour comprendre les symptômes du trauma au sens large et mieux accompagner nos patients !
Bessel van der Kolk parle avec beaucoup de clarté du traumatisme et des liens avec le système d’attachement.
Des information essentielles, pour comprendre les symptômes du trauma au sens large et mieux accompagner nos patients !

Image par VintageStockCatalog
Comme face à Méduse, tout mouvement devient impossible.
Car le figement n’est pas un choix, c’est une réponse automatique de survie.
Lorsqu’on parle de trauma, on évoque souvent la fuite ou le combat. Pourtant, une autre réponse de survie est tout aussi fondamentale et elle reste moins bien comprise. Il s’agit du figement, aussi appelé freeze. Plus discrète encore, une forme moderne et invisible de cette réponse existe aujourd’hui, c’est le figement fonctionnel. Comprendre ces états permet de transformer profondément notre regard sur de nombreux symptômes physiques, émotionnels et comportementaux.
Vous trouverez sur ce site de nombreux contenus sur le trauma et le fonctionnement du système nerveux autonome. Ce que nous allons aborder ici concerne spécifiquement le figement.
Le système nerveux autonome est conçu pour assurer notre survie. Face à une menace perçue, il active automatiquement une réponse adaptée : si le danger peut être affronté, le corps mobilise l’énergie du combat et s’il est possible de s’en éloigner, il active la fuite. Mais lorsque aucune action ne semble possible, le système nerveux choisit le figement. Cette réponse n’est ni consciente ni volontaire, elle est biologique, automatique et profondément intelligente.
Le figement survient lorsque l’organisme estime qu’il n’existe aucune issue. Le corps entre alors dans un état de protection maximale. L’énergie diminue fortement, les fonctions non essentielles sont mises en veille et le système nerveux parasympathique dorsal prend le relais. La perception se modifie, les émotions peuvent s’émousser et la douleur se faire plus lointaine. Sur le plan subjectif, cela peut se traduire par une sensation de vide, d’engourdissement, de confusion mentale, une difficulté à penser ou à agir, une immobilité intérieure et parfois une dissociation plus ou moins marquée. Le figement est une stratégie de survie lorsque le système est dépassé.
Chez certaines personnes, en particulier ayant vécu des traumas précoces et ou relationnels répétés, le système nerveux apprend logiquement que le monde est dangereux et même plus encore, que les tentatives d’agir sont perdues d’avance. C’est une forme de résignation apprise (learned helplessness), un état psychologique dans lequel un individu humain ou animal, exposé à des situations aversives (douleur, échec, stress) incontrôlables finit par abandonner toute tentative d’y échapper ou de les éviter, même lorsque des solutions deviennent disponibles plus tard. Les études de Seligman sur les chiens sont éclairantes à ce sujet :
Dans les années 1960, le Pr Martin Seligman et ses collègues ont mené des expériences sur des chiens. Ceux-ci recevaient des chocs électriques dans une cage sans avoir aucun moyen de s’en protéger. Après plusieurs essais, les chiens ne tentaient plus de fuir, même lorsqu’on leur offrait une issue. Ils restaient passifs, comme s’ils avaient « appris » que leurs actions n’avaient aucun effet.
Mécanismes :
Le figement peut alors s’installer comme un état de fond plutôt que comme une réponse ponctuelle. Cela peut s’exprimer par une fatigue chronique, un brouillard mental, des douleurs persistantes, une difficulté à se concentrer, un sentiment d’être éteint ou déconnecté et une grande difficulté à passer à l’action malgré une réelle volonté de changer.
Le figement fonctionnel est une forme plus subtile de ce même mécanisme. Il s’agit d’un concept issu de l’observation clinique et somatique, permettant de décrire un état de figement interne masqué par un fonctionnement social et professionnel préservé.
Le figement ressemble au mythe de Méduse dans lequel, face à une menace perçue comme inévitable, le vivant se transforme en pierre. Le regard de Méduse ne tue pas, il immobilise.

Ce concept de figement fonctionnel s’inscrit dans la continuité des travaux de Stephen Porges sur le système nerveux autonome et de Peter Levine sur les réponses de survie. À l’extérieur, tout semble aller bien. La personne travaille, assume ses responsabilités, se montre compétente, organisée et souvent très performante. Elle peut être perçue comme solide, fiable ou même brillante. À l’intérieur, pourtant, l’expérience est tout autre. Il y a une sensation de coupure avec soi, une rigidité interne, un hypercontrôle constant, un épuisement profond et un manque de plaisir ou de vitalité. Ralentir devient difficile, voire angoissant. Le mouvement est possible, mais il est coûteux.
En réalité, le corps est encore en mode survie. Il fonctionne, mais il ne vit pas pleinement. En suivant la métaphore de Méduse, on pourrait dire que dans le figement fonctionnel, la statue continue de bouger, de travailler et de fonctionner, mais quelque chose à l’intérieur est minéralisé. L’élan vital est sous contrôle permanent. Comme Méduse, ces états sont souvent mal compris et chargés de honte, alors qu’ils racontent une histoire de survie extrême. On ne sort pas du figement en l’attaquant de front. Comme Persée, on avance indirectement, par sécurité, par reflet, jusqu’à ce que le corps n’ait plus besoin de se transformer en pierre.
C’est pour cette raison que les injonctions à se motiver, à se discipliner ou à penser positivement sont généralement inefficaces. Dans le figement, le problème se situe au plan neurobiologique. Le cerveau rationnel peut vouloir avancer et faire des projets, mais le système nerveux envoie un message clair : c’est insécurisant. Se forcer ne fait alors qu’aggraver la situation en augmentant la surcharge physiologique, l’épuisement et la déconnexion corporelle.
Il n’y a pas de « quick fix » pour sortir du figement. Cela prend beaucoup de temps et de patience renouvelée. L’effort mental n’étant pas très efficace, l’attention est à porter sur une restauration progressive de la sécurité dans le corps. Cela implique un travail sur la régulation du système nerveux, une reconnexion corporelle douce, une diminution de la surcharge physiologique, notamment en soutenant le sommeil et en réduisant l’inflammation, ainsi qu’un respect profond du rythme interne. Les petits mouvements et les micro choix sont souvent bien plus efficaces que les changements brutaux. Le corps doit d’abord sentir qu’il est en sécurité avant de pouvoir évoluer.
Comprendre le figement et le figement fonctionnel permet un changement de regard essentiel. Ce qui était perçu comme de la paresse ou un manque de volonté apparaît alors pour ce que c’est réellement, une intelligence de survie qui a permis de tenir dans des contextes où il n’était pas possible de faire autrement. La guérison commence lorsque l’on cesse de demander au corps de faire plus : si l’envie qui se présente est de se mettre en boule sous une couverture, pourquoi ne pas aller dans le sens du corps ? Offrir de la lenteur, de la chaleur, une musique enveloppante sans surstimulation (car de nos jours le repos est souvent confondu avec du visionnage compulsif de séries et de temps évaporé sur les réseaux sociaux : ce n’est pas du tout du repos pour l’organisme).
Retrouver de la vitalité ne consiste pas à forcer la sortie du figement, mais à accompagner doucement le corps pour qu’il n’ait plus besoin de s’y réfugier.
Laetitia Bluteau | laetitiabluteau.fr

La limérence est un état affectif intense, souvent confondu avec l’amour ou la passion, mais qui s’en distingue par sa dimension envahissante. Elle se manifeste par une focalisation presque exclusive sur une personne idéalisée, appelée objet de limérence, et par un besoin profond de réciprocité émotionnelle. Les pensées deviennent répétitives, parfois obsessionnelles, oscillant entre un espoir euphorique et une angoisse du rejet. La relation réelle importe parfois moins que le lien imaginaire, nourri par des signes, souvent minimes, qui sont réinterprétés comme des preuves d’attirance.
Le terme limérence a été proposé à la fin des années 1970 par la psychologue américaine Dorothy Tennov. Elle l’a proposé pour décrire un état psychologique spécifique qu’elle observait chez de nombreuses personnes et qui ne correspondait pas à l’amour romantique classique.
La limérence désigne selon elle une expérience involontaire, marquée par un désir intense de réciprocité émotionnelle, une idéalisation de l’autre et une forte dépendance aux signes perçus d’intérêt ou de rejet.
En nommant ce phénomène, Dorothy Tennov a permis de le distinguer cliniquement de l’amour, ouvrant la voie à une compréhension plus fine de ses mécanismes émotionnels et relationnels.
Love and Limerence: The Experience Of Being In Love – Dorothy Tennov
Pour comprendre la limérence, il est utile de la replacer dans une histoire émotionnelle plus large. De nombreux travaux en psychologie suggèrent que cet état n’apparait pas par hasard. Il s’enracine souvent dans des expériences précoces où les besoins affectifs fondamentaux n’ont pas été suffisamment reconnus ou satisfaits. La négligence émotionnelle dans l’enfance, qu’elle soit manifeste ou subtile, crée un terrain particulièrement propice à ce type d’attachement intense.
La négligence dans l’enfance ne signifie pas nécessairement une absence totale de soins ou d’amour. Elle peut prendre la forme de parents présents physiquement mais indisponibles émotionnellement, peu à l’écoute des ressentis, ou incapables de répondre de manière cohérente aux besoins affectifs de l’enfant. Dans ces conditions, l’enfant apprend que ses émotions ne sont pas pleinement accueillies. Il peut développer une vigilance accrue aux signes d’attention et une peur diffuse de l’abandon.
Plus tard, à l’âge adulte, la limérence peut apparaître comme une tentative de réparation inconsciente. L’objet de limérence devient le dépositaire d’un espoir ancien, celui d être enfin vu, choisi et validé sans réserve. L’intensité émotionnelle ne vient pas seulement de la personne en face, mais de la charge affective du passé qui se rejoue. Ce n’est pas tant l’autre qui est désiré, que l’expérience réparatrice qu’il semble promettre.
Dans ce contexte, la limérence fonctionne comme une stratégie d’attachement. Elle mobilise l’imagination, l’anticipation et l’hyper interprétation pour maintenir un lien, même fragile. Chaque message, chaque regard, chaque silence prend une importance disproportionnée avec peu d’ancrage dans la réalité. Cette hypersensibilité rappelle celle de l’enfant qui guettait les variations d’humeur de ses figures parentales afin d’ajuster son comportement et de préserver la relation.
La souffrance associée à la limérence est souvent intense, car elle repose sur une insécurité profonde. L’autre est placé sur un piédestal, doté du pouvoir de combler un vide ancien. Or aucun être humain réel ne peut soutenir durablement ce rôle. Lorsque la réciprocité n’est pas au rendez vous, ou que la relation se révèle imparfaite, la douleur réactive les blessures de négligence initiales, renforçant le sentiment de ne pas être digne d’amour.
Mettre la limérence en perspective avec la négligence dans l’enfance permet de changer le regard que l’on porte sur ce phénomène. Il ne s’agit plus d’une faiblesse ou d’une dépendance affective honteuse, mais des conséquences des manquements dans la relation d’attachement primaire. Reconnaître cette origine ouvre la voie à un travail de réparation plus profond, centré sur la reconnaissance des besoins émotionnels et l’apprentissage de relations plus sécurisantes.
Cela implique de cultiver l’auto-compassion, de renforcer sa capacité à ressentir et réguler ses émotions, et souvent, de revisiter son histoire avec l’aide d’un professionnel. Peu à peu, l’intensité fusionnelle peut laisser place à un attachement plus apaisé, où la relation ne sert plus à combler un manque ancien, mais à partager une présence vivante.
Laetitia Bluteau | laetitiabluteau.fr

Guérir d’une vie traumatisée est un chemin long et complexe.
Beaucoup de personnes arrivent en thérapie en souhaitant “tourner la page », “oublier” ou à se débarrasser de symptômes invalidants le plus vite possible… et le thérapeute peut se sentir piégé dans cette urgence à trouver un remède miracle à tant de souffrance.
Dans le contexte du psychotrauma, nous ne sommes pas dans une situation « compliquée » (qui équivaut à trouver une solution à un problème) mais nous faisons face à un « système complexe » qui s’est enchevêtré depuis le tout début de la vie, éclabousse et trouve des redondances dans mille situations du quotidien ainsi que dans des symptômes physiques et relationnels.
La guérison passe par 1) la capacité à ressentir ce qui est advenu / ou la souffrance de ce qui a tant manqué 2) ne pas être submergé.e par ce ressenti 3) sentir au plus profond de soi que c’est terminé. Arriver à ce stade de guérison nécessite du travail et du temps. Grâce aux thérapies trauma-informées telles que le LI-ICV, l’EMDR, la Somatic Experiencing ou la thérapie sensorimotrice, c’est aujourd’hui tout à fait atteignable.
L’objectif de la thérapie ne peut donc pas reposer sur le fait de résoudre un problème. Il s’agit plutôt de développer un processus plus profond et plus lent : le développement de la capacité d’intégration.
Ce concept désigne la faculté du corps et de l’esprit à relier ce qui a été fragmenté par les expériences traumatiques répétées. C’est cette intégration progressive qui permet, avec le temps, de retrouver unité, sécurité intérieure et vitalité.
Un traumatisme ne se résume pas à l’événement effrayant en tant que tel.
Ce qui le rend traumatique, c’est le fait que notre système nerveux n’a pas pu le traiter sur le moment. Si c’est une notion nouvelle pour vous, allez voir à ce sujet Le trauma est dans le système nerveux, pas dans l’événement.
Trop d’intensité, trop de peur, trop d’impuissance – étant dans l’incapacité d’utiliser son système de défense mobile (Fight or Flight) le corps se fige, la psyché se scinde, et certaines parts de l’expérience restent bloquées. Ce gel intérieur crée une dissociation :
l’intégration, c’est justement le processus par lequel ces morceaux d’expérience reprennent contact et cohérence.
La capacité d’intégration est une compétence psychique et corporelle qui nous permet de ressentir nos émotions sans être submergés, de donner du sens à ce que nous vivons, de relier nos sensations, nos pensées et nos souvenirs, et de rester connectés à nous-mêmes, même dans la douleur.
Elle n’est pas innée : elle se construit progressivement, à mesure que notre système nerveux retrouve sécurité et régulation. Cette capacité devient le contenant grâce auquel il va être possible d’entrer progressivement en contact avec des couches toujours plus profondes de souffrances enfouies.
Dans le processus de guérison du traumatisme, cette capacité se déploie à travers trois grandes phases qui se soutiennent mutuellement.
La première, celle de stabilisation, vise à rétablir un sentiment de sécurité interne et externe, à apaiser le système nerveux et à renforcer les ressources du patient.
La deuxième, celle d’exposition, permet de revisiter progressivement les fragments de l’expérience traumatique, avec suffisamment de soutien pour que la mémoire puisse être “digérée” sans submersion.
Enfin vient la phase d’intégration, où les éléments du vécu peuvent être reliés, symbolisés et intégrés dans une histoire de soi cohérente.
J’ai l’habitude de comparer la capacité d’intégration à notre capacité à digérer ce que la vie nous fait vivre. De la même manière qu’il serait impossible et même dangereux de manger tous nos repas du mois en une seule fois, il est impossible d’“assimiler” toute la charge émotionnelle d’un traumatisme d’un seul coup.
Notre système nerveux, comme notre système digestif, a besoin de rythme, de pauses et de portions adaptées à ce qu’il peut traiter à un instant donné.
Quand l’événement est trop intense, trop soudain, il reste en quelque sorte “indigeste” : les émotions, les sensations et les images ne peuvent pas être transformées en expérience intégrée.
Le travail thérapeutique consiste alors à reprendre ces morceaux non digérés, doucement, dans un environnement sûr, pour permettre au psychisme de les métaboliser à son propre rythme.
La relation thérapeutique joue un rôle fondamental dans ce processus.
Un cadre bienveillant, sécurisant et régulier permet à la personne de revisiter progressivement les fragments de son expérience traumatique.
Dans ma pratique, c’est avec la thérapie LI (Lifespan Integration, ou ICV) que j’accompagne à cette intégration psychocorporelle.
On ne cherchent pas à “réparer” la personne, mais à lui redonner accès à ses propres ressources d’autorégulation et de cohérence.
L’intégration se nourrit aussi des pratiques du quotidien :
Pratiqués régulièrement, ces gestes simples renforcent la régulation du système nerveux et soutiennent la capacité du corps à guérir.
Laure consulte un psychiatre pour se départir d’une relation toxique. Sur fond de dévoiement de la notion de transfert et de “câlinothérapie”, il l’abuse. Les parents de Chloé consultent un psychanalyste pour régler leurs problèmes de couple, mais la thérapie ne se passe pas comme d’habitude.

Attention, accrochez vos ceintures, c’est un sujet qui glace le sang.
Merci à Sonia Kronlung qui ajoute en préambule que la plupart des psy aident leurs patients, c’est important de le souligner ! Mais il faut aussi protéger les personnes qui ont été victimes d’emprise ou de violences sexuelles, car leur perception des limites, de ce qui est juste ou ne l’est pas, peut être floue et difficile à discerner.
Ce posdcast peut être utile dans ce sens. Surtout, si vous avez un doute, il est important d’en parler autour de vous : c’est ce qui a permis à Laure, qui témoigne dans la première partie, à finalement poser des limites et se protéger.
Dans cet épisode de l’émission Les Pieds sur terre (France Culture), Laure raconte comment une consultation qui devait l’aider à dépasser une relation toxique est devenue pour elle une situation d’emprise, source de nouveaux traumatismes. Utilisant la notion de transfert, le psychiatre fait insidieusement glisser les séances vers ce qu’il nomme de la “câlinothérapie”, une approche perverse par laquelle il soumet sa victime et lui refait vivre les traumatismes qu’elle a connus depuis toute petite.
Suite à ce témoignage, celui de Chloé qui raconte une autre forme d’emprise de la part d’un psychanalyste aux théories farfelues qui s’immisce et sème le chaos dans une famille.
Aide et accompagnement :
C’est comme de nouvelles lunettes, de nouveaux yeux. Le décor n’a pas changé, la planète n’a pas changé, mais comme moi j’ai changé, du coup tout a changé.
Ce petit film s’ouvre sur cette phrase de Fatima, qui raconte son parcours de guérison, grâce à l’accompagnement dont elle a bénéficié avec Dominique Joaus au CMP de Belleville. Un parcours de soin pour des survivant.e.s de traumatismes dont l’un des piliers est la thérapie LI (ICV).
« La Réparation » est un documentaire qui explore la justice restaurative à travers des rencontres entre victimes et auteurs d’infractions. Loin du système punitif traditionnel, le film met en lumière un processus basé sur l’écoute, la reconnaissance et la reconstruction. Le documentaire montre comment des liens peuvent naître là où tout semblait brisé, tant pour les victimes que pour les auteurs.

à retrouver sur France tv
Disponible jusqu’au 03/11/2025
En France, victimes et auteurs d’infractions, de délits ou de crimes peuvent se rencontrer et dialoguer lors de dispositifs sécurisés et encadrés. Inscrite au Code pénal depuis 2014, cette « justice restaurative » est pensée comme un complément à la justice pénale et offre un espace sécurisé d’échanges. L’objectif est de permettre aux victimes de se reconstruire, et aux auteurs de prendre pleinement la responsabilité de leurs actes, afin de limiter le risque de récidive. Ce film suit l’un de ces dispositifs durant une année. Amélie, conseillère pénitentiaire d’insertion et de probation, et Séverine, juriste dans une association de victimes, préparent Marthe, Aurélien, Sylvain et JF, incarcérés pour assassinat ou tentative d’assassinat sur conjoint. Elles suivent aussi Emeline, Evelyne et Marie, victimes de crimes similaires.
Réalisé par : Isabelle Vayron, Chloé Henry-Biabaud
Le psychiatre Bessel van der Kolk, auteur de The Body Keeps the Score, explique que le traumatisme n’est pas seulement un souvenir, mais qu’il est physiquement vécu et revécu par le corps et le cerveau.
Il explique que les thérapies traditionnelles ne parviennent souvent pas à atteindre les centres de survie du cerveau où réside le traumatisme. La guérison passe plutôt par des expériences viscérales qui aident à reconnecter la perception, à construire un sentiment de sécurité et à reconnecter le moi. Grâce à des thérapies « trauma-informées » le cerveau peut (ré)apprendre à considérer le présent comme sûr.
Attention : la vidéo présente des images et des sons d’ambiance évoquant les soins d’urgence et des accidents
À propos de Bessel van der Kolk :
Bessel van der Kolk, docteur en médecine, est un psychiatre pionnier et un chercheur sur les traumatismes, surtout connu pour ses travaux sur le syndrome de stress post-traumatique. Il est l’auteur du best-seller The Body Keeps the Score, qui explore la manière dont les traumatismes remodèlent à la fois le corps et le cerveau. En tant que fondateur de la Trauma Research Foundation, il a dirigé des traitements innovants combinant les neurosciences, la psychothérapie et les approches corporelles pour guérir les traumatismes. Son travail a transformé la prise en charge des traumatismes dans le monde entier.

Pourquoi certaines relations nous apaisent, tandis que d’autres nous perturbent ?
Pourquoi avons-nous besoin d’être rassuré en permanence ou au contraire, de tenir l’autre à distance ? Qu’est-ce qui nous amène à revivre les mêmes écueils ?
Nos façons d’aimer, de réagir face à l’autre, de chercher la proximité ou de nous en protéger, prennent racine dans des mécanismes profondément ancrés en nous. Ces dynamiques peuvent créer des malentendus, des tensions, et parfois un sentiment de répétition douloureuse dans nos histoires amoureuses.
Lors de cet atelier Zoom, nous explorerons :
🔹 Ce qui se rejoue inconsciemment dans la vie de couple
🔹 Les réactions émotionnelles face à l’intimité, à la distance, et aux conflits
🔹 Comment certains modes de fonctionnement peuvent s’attirer et se heurter
🔹 Des pistes pour sortir des cercles répétitifs et mieux se comprendre à deux
Un espace de soutien et d’évolution pour celles et ceux qui souhaitent approfondir le travail entamé, dans un cadre bienveillant.
Chaque séance inclut :
Ces rencontres sont ouvertes uniquement aux professionnels de l’accompagnement en santé mentale
Dans ma pratique de psychologue et superviseure, je constate chaque jour combien les cadres théoriques de la théorie de l’attachement et de la théorie polyvagale enrichissent notre compréhension des processus relationnels et de régulation émotionnelle.
Ces modèles, à la croisée des neurosciences, de la psychologie du développement et de la clinique, offrent des clés précieuses pour éclairer nos accompagnements.
Je vous propose des webinaires à destination des professionnels de la psychothérapie : ce sont des temps de transmission, de réflexion et de mise en lien entre théorie et pratique, afin de soutenir l’intégration de notions essentielles, dans votre cadre clinique.

Théorie polyvagale et ajustement thérapeutique : accompagner l’hyper et l’hypoactivation
Comprendre les états d’hyper et hypoactivation de nos patients, pour mieux s’ajuster.
Durée : 2h | Tarif : 70€

La relation thérapeutique à la lumière de la théorie de l’attachement
Reprendre les bases de la théorie et ses implications dans la relation thérapeutique.
Durée : 6h (3 sessions de 2h)| Tarif : 180€