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Hyperactivation, Hypoactivation et Fenêtre de tolérance

Le concept de fenêtre de tolérance, développé par le Dr Dan Siegel, fait référence à l’état dans lequel une personne peut fonctionner de manière optimale, gérer ses émotions, penser clairement et réagir de façon appropriée aux stimuli de la vie quotidienne. Lorsque nous sommes dans cette fenêtre, notre système nerveux est régulé : nous ressentons des émotions, y compris celles qui sont inconfortables ou désagréables, mais elles restent tolérables et gérables.

Cependant, il peut nous arriver de sortir de cette fenêtre et basculer dans deux états opposés : l’hyperactivation ou l’hypoactivation.

Hyperactivation

L’hyperactivation correspond à une surréaction du système nerveux. Elle est souvent liée à une réponse de type combat ou fuite. On y retrouve :

  • Anxiété intense, panique
  • Colère explosive ou irritabilité
  • Hypervigilance, agitation
  • Pensées envahissantes ou désorganisées
  • Sensations physiques exacerbées (battements cardiaques rapides, respiration accélérée, tension musculaire)

Dans cet état, la personne est « submergée » par ses émotions et perd la capacité à les réguler.

Hypoactivation

L’hypoactivation, à l’inverse, correspond à un ralentissement ou un « gel » du système. Elle est associée à la réponse de type inhibition ou immobilisation. Les manifestations incluent :

  • Engourdissement émotionnel
  • Fatigue, manque d’énergie
  • Difficulté à penser ou à se concentrer
  • Dissociation, sentiment d’irréalité
  • Repli sur soi

Dans cet état, la personne semble « déconnectée », comme anesthésiée et inaccessible.

Pourquoi c’est important ?

Comprendre ces mécanismes permet de mieux reconnaître ses états internes, de savoir quand on sort de sa zone de régulation, et de mettre en place des stratégies pour revenir dans sa fenêtre de tolérance. C’est particulièrement utile pour les psychothérapeutes accompagnant des personnes dérégulées de façon chronique, qui ne passent pas beaucoup de temps dans leur fenêtre de tolérance.

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Les styles d’attachement ne sont pas des personnalités

Les styles d’attachement ne sont PAS des personnalités, ils ne catégorisent pas qui nous sommes ni ne sont des étiquettes servant à manipuler les autres.

Ils donnent à voir un mode de protection qui a été très utile au début de la vie, et qui continue de s’exprimer sur le même mode, même si la vie est différente aujourd’hui – et que fondamentalement, les stratégies d’adaptation d’autrefois ne sont plus nécessaires.

Créer des catégories… c’est forcément réducteur ! Mais nous sommes ainsi faits, notre cerveau a besoin de compartimenter pour se repérer et comprendre un sujet. D’ailleurs, tout le monde ne se reconnaîtra pas dans un style d’attachement, mais il y a de fortes chances que des tendances vers l’autonomie ou la dépendance vous disent quelque chose, ainsi par exemple que votre réaction face au stress.

Repérer ces tendance ou ces traits massifs et les reconnaître comme ayant eu une fonction vitale, sont les premiers pas amenant à plus de conscience de soi et du potentiel d’évolution qui réside en chacun ✨

Laetitia Bluteau | laetitiabluteau.fr