woman holding cardboard pieces with drawings
Non classé

Hyperactivation, Hypoactivation et Fenêtre de tolérance

Le concept de fenêtre de tolérance, développé par le Dr Dan Siegel, fait référence à l’état dans lequel une personne peut fonctionner de manière optimale, gérer ses émotions, penser clairement et réagir de façon appropriée aux stimuli de la vie quotidienne. Lorsque nous sommes dans cette fenêtre, notre système nerveux est régulé : nous ressentons des émotions, y compris celles qui sont inconfortables ou désagréables, mais elles restent tolérables et gérables.

Cependant, il peut nous arriver de sortir de cette fenêtre et basculer dans deux états opposés : l’hyperactivation ou l’hypoactivation.

Hyperactivation

L’hyperactivation correspond à une surréaction du système nerveux. Elle est souvent liée à une réponse de type combat ou fuite. On y retrouve :

  • Anxiété intense, panique
  • Colère explosive ou irritabilité
  • Hypervigilance, agitation
  • Pensées envahissantes ou désorganisées
  • Sensations physiques exacerbées (battements cardiaques rapides, respiration accélérée, tension musculaire)

Dans cet état, la personne est « submergée » par ses émotions et perd la capacité à les réguler.

Hypoactivation

L’hypoactivation, à l’inverse, correspond à un ralentissement ou un « gel » du système. Elle est associée à la réponse de type inhibition ou immobilisation. Les manifestations incluent :

  • Engourdissement émotionnel
  • Fatigue, manque d’énergie
  • Difficulté à penser ou à se concentrer
  • Dissociation, sentiment d’irréalité
  • Repli sur soi

Dans cet état, la personne semble « déconnectée », comme anesthésiée et inaccessible.

Pourquoi c’est important ?

Comprendre ces mécanismes permet de mieux reconnaître ses états internes, de savoir quand on sort de sa zone de régulation, et de mettre en place des stratégies pour revenir dans sa fenêtre de tolérance. C’est particulièrement utile pour les psychothérapeutes accompagnant des personnes dérégulées de façon chronique, qui ne passent pas beaucoup de temps dans leur fenêtre de tolérance.

Non classé

Conf’Science Attachement 2025

Journée en présentiel uniquement, pas de visioconférence

La Société Française de Thérapie Attachement Informée (SAFTI – Attachement) a le plaisir d’annoncer la première Conf’Science Attachement 2025, qui aura lieu à Paris le 26 septembre 2025 (UFR de Médecine, Hôpital Necker – Paris).

Cette Journée d’Approfondissement organisée par la SAFTI est une évolution de la Journée Post-DU et une suite de l’International Attachment Conference 2024, en version française. Elle vise à proposer un espace de rencontre et d’approfondissement de connaissances pour les anciens DUs Attachement, tout en ouvrant ses portes à d’autres professionnels et chercheurs, qui travaillent dans le domaine de l’attachement et souhaitent présenter leurs travaux au sein de symposiums thématiques (3 catégories : Attachement Recherche ; Attachement Clinique ; Attachement Mémoires DU).

Informations à retrouver sur le site de l‘Institut Double Hélice

Non classé

Sortie du film : Les chemins de l’empathie

Après Amour et Châtiments et L’Odyssée de l’Empathie, Michel Meignant poursuit son combat contre les violences éducatives avec un troisième documentaire. Les chemins de l’empathie s’ouvre sur un constat glaçant : en France, toutes les trois minutes, un enfant est victime de violences sexuelles, physiques ou psychologiques. Le film explore les cicatrices invisibles laissées par ces traumatismes, et interroge notre capacité collective à y mettre fin. Il met en avant les thérapies comme l’EMDR ou LI-ICV : une interview de Peggy Pace, une intervention de Catherine Clément et des séances de Laure Mann filmées il y a 15 ans !

Au cinéma Saint André des Arts (Paris 6e) du 7 au 19 mai (sauf les mardis) séance 11h du matin.

Non classé

Le pouvoir des 1000 premiers jours de vie : fondations de notre santé mentale

TEDx de Joanna Smith

« Le stress auquel notre cerveau est exposé au cours des 1000 premiers jours de notre vie influence notre santé mentale jusqu’à l’âge adulte. Savez-vous qu’il est toujours possible d’y remédier ?

Les 1000 premiers jours de notre vie vont de notre conception à l’âge de 2 ans. Ces 1000 premiers jours, on ne s’en souvient absolument pas. Pourtant, les recherches en neurosciences indiquent que, comme le cerveau humain est très peu déterminé génétiquement, ces 1000 premiers jours influencent de façon décisive la manière dont notre cerveau se construit. Troubles anxieux, addictions, vulnérabilité au psycho-traumatisme : et s’ils prenaient racine dans nos 1000 premiers jours ? Comprendre la manière dont le système nerveux et le cerveau se développent au cours de cette période permet aussi d’y remédier ! »

à diffuser largement !

Il est crucial de protéger cette période de développement.

Non classé

Qu’est-ce qu’un trauma « non résolu » ?

Qu'est-ce qu'un traumatisme non résolu ?
Caractéristiques d’un trauma non résolu

Ces caractéristiques montrent que l’expérience à laquelle a été exposée la personne a dépassé ses capacités d’intégration. Cela signifie qu’elle n’a pas pu ranger le souvenir au bon endroit dans la chronologie de sa vie. C’est comme être encombré, parfois en permanence, par quelque chose de bruyant, douloureux et effrayant… comme si la menace était toujours présente, même des années après.

Si ce sujet n’est pas très clair pour vous, vous trouverez des éléments d’explications à cette page : Le trauma est dans le système nerveux, pas dans l’événement.

Ce qui n’est pas intégré continue donc de s’exprimer de différentes manières :

  • Réactivité émotionnelle : La personne peut ressentir des émotions intenses comme l’anxiété, la peur ou la colère face à des situations qui lui rappellent, consciemment ou inconsciemment, l’événement traumatique.
  • Flashbacks ou reviviscences : L’individu peut revivre mentalement le traumatisme, souvent sous forme de souvenirs intrusifs ou de flashbacks, parfois déclenchés par des stimuli sensoriels ou des situations spécifiques.
  • Évitement : Il est fréquent que les personnes évitent tout ce qui pourrait leur rappeler l’événement traumatique, qu’il s’agisse de lieux, de personnes ou d’activités. Cela peut restreindre leur vie quotidienne.
  • Symptômes somatiques : Un trauma non résolu peut se manifester par des symptômes physiques, tels que des douleurs, des tensions ou des troubles du sommeil.
  • Hypervigilance et réactivité : La personne peut devenir hypervigilante, constamment sur le qui-vive, ou réagir de manière disproportionnée à des situations ordinaires.
  • Conséquences sur les relations : Les traumas non résolus peuvent aussi affecter les relations interpersonnelles, rendant difficile la confiance ou l’établissement de liens stables.

Un trauma non soigné peut entraîner de grandes perturbations dans la vie d’une personne, tant sur le plan médical que psychologique. Il présente un risque important de conduite addictives, la consommation d’alcool et de drogues étant utilisées pour s’anesthésier et ne plus ressentir ce trauma qui revient faire effraction dans la vie quotidienne, au travers des symptômes cités ci-dessus.

Chez beaucoup, beaucoup de personnes, les dérégulations seront plus socialement admises et donc plus difficile à détecter, comme par exemple l’addiction au sport ou au travail. Ceci peut tout à fait aller de paire avec un fonctionnement de vie quotidienne « qui tient », mais qui peut tomber comme un château de cartes.

Pour guérir : intégrer ses expériences adverses

Il est courant d’entendre que « ne plus y penser », « mettre ça de côté » ou encore « passer à autre chose » serait la solution. Par manque de connaissances sur le sujet, l’entourage et parfois même des soignants, peuvent encourager un proche dans ce sens. Pourtant, ce n’est jamais la solution, le trauma ne disparaît malheureusement pas avec le temps qui passe… Sa résolution implique au contraire une démarche thérapeutique, comme l’approche LI-ICV ou l’EMDR.

Comment savoir si un trauma est résolu ?

Grâce à la thérapie, l’événement peut être « traité », c’est-à-dire rangé au bon endroit dans son histoire de vie. Ainsi, on peut se souvenir de ce qu’on a vécu, avec des émotions, des sensations, des images qui varient et tout ça, sans être débordé.e ni anesthésié.e.

Laetitia Bluteau | laetitiabluteau.fr 2024